Arrivée au Mexique

le 12 janvier 2017 dans récits

C’est accompagnée de Bill, un Américain de 52 ans que j’ai rencontré sur le site de Warmshower, que j’ai traversé la frontière mexicaine. Quelle arrivée!!!! La pluie a commencé à tomber juste quand nous sommes arrivés à la frontière. Côté américain, il me fallait rendre ma carte de visas pour que je sorte du système afin de pouvoir revenir l’année prochaine, cela a pris un peu de temps, il y avait beaucoup de Mexicains qui eux faisaient la queue pour obtenir leur visa. Ensuite, nous avons rejoint l’entrée piétonne pour aller au Mexique, c’était rigolo de passer le tourniquet avec les vélos. Nous avons fait notre visa au guichet, pour 6 mois, 390 pesos, payable par carte, pesos ou US dollars. A notre sortie, la pluie battait son plein et il nous était difficile de s’orienter. Bien que notre hôte n’habitait pas loin cela nous a pris 1h, nous étions trempés et les rues étaient inondées. On a eu un peu de mal à trouver sa maison et nous n’arrivions pas à le joindre au téléphone, finalement quand nous avons enfin identifié la maison il rentrait du boulot. 

On n’a pas vraiment pu se sécher, pas de chauffage, pas de sèche linge, le lendemain nos habits étaient encore humides. Le soleil était revenu quand nous avons pris la route, mais cela n’a pas duré. Entre les montées et les feux rouges, nous n’avions pas beaucoup avancé quand la pluie a repris. Au début c’était seulement une petite pluie fine, pas de quoi faire un drame après la saucé de la veille, mais cela c’est amplifié et c’est devenu de grosses averses de plus en plus rapprochées. Nous avons échappé à la première en s’abritant dans un supermarché. Quand nous sommes ressortis il y avait de grosses coulées de sable sur la route, c’était assez impressionnant. Petit à petit nous avons commencé à être bien mouillés. Nous venions de finir de grimper quand une autre averse a commencé, avec de grosses rafales de vent, on n’y voyait plus rien. On s’est donc mis à l’abri, mais après cela ne s’est pas vraiment arrêté. Nous commencions à être gelés, alors on est allé dans un petit magasin se réchauffer. Ensuite, cela nous a pris un peu de temps avant de se mettre d’accord sur une solution. J’ai fini par téléphoner à Ikchel, une Warmshower qui n’habitait pas loin et qui a de suite accepté de nous recevoir, malgré le fait quelle habite dans un camping car où elle hébergeait déjà 5 autres amis. 

Nous avons donc profité d’une accalmie pour foncer chez elle et là, bien-sûr mon pneu explose littéralement dans un bruit de ballon de baudruche qui éclate, à seulement 1 ou 2 miles. Mais par chance on se trouvait à 500m d’un réparateur de vélo qui m’a changé tout ça en 5 min chrono pour 230 pesos (un peu plus de 10 US dollars). Après cela on a un peu galéré pour trouver l’emplacement de Ikchel et mis un peu de temps à se réchauffer, mais quelle rencontre!!!! Cette nana est juste extraordinaire et ses amis aussi, nous avons passé une excellente soirée, j’étais bien contente de l’avoir rencontrée, merci le mauvais temps 🙂 Le lendemain c’est sans pluie que nous sommes arrivés à Ensenada chez Tony et Mara et comme on annonçait pas mal de pluie pour le lendemain, nous sommes restés 2 nuits et avons passé le réveillon de Noël avec eux. Le matin a commencé avec des larmes, ils s’étaient fait voler une de leurs voitures juste devant la maison, mais heureusement on l’a retrouvée dans la journée, elle était un peu plus loin dans une ruelle, les voleurs avaient pris la stéréo et quelques pièces dans le moteur. Avec Mara et une de ses amies, nous avons passé l‘après-midi à cuisiner, j’ai donc appris à faire les Tamales. Le soir venu nous étions fatigués et le diner a plutôt été classique et décousu, rien à voir avec un Noël à la maison, on n’avait même pas faim et on a mangé la dinde au petit déj. Ceci dit tout était délicieux. 

Le 25, on a repris la route, nous venions d’arriver au sommet d’une belle et longue montée, quand on voit trois cyclistes dans un pick-up qui avaient eu la flemme de pédaler. Ils allaient à la prochaine ville, Bill a pris leur numéro et nous les avons rejoints à l’hôtel. Une bonne petite équipe, un couple d’Américains et un Mexicain, ils venaient juste de se rencontrer. Le lendemain on a roulé tous ensemble jusqu’à San Quintin, c’était marrant. On s’est refait une nuit à l’hôtel, après avoir dégusté une énorme pizza. Le lendemain, j’ai repris la route, Bill a suivi et nous avons laissé nos nouveaux amis à leur visite des alentours. En ce qui me concerne, mon temps était compté, voulant prendre la MIA avant le Nouvel An. L’objectif était de rejoindre la mer de Cortez à Bahia de Los Angeles et ensuite, faire du stop pour rejoindre le bateau là où il serait. Il nous a fallu 3 jours et demi de plus pour arriver à Bahia, nous avons enfin pu camper dans le désert, on a vu des couchers de soleil à couper le souffle, incroyablement enflammés, très émouvants. C’était superbe. Arrivés à destination, j’étais bien contente d’en avoir fini avec le vélo. On a fait du stop jusqu’à Guerro Negro et pris un bus de nuit avant de finir les 22 derniers kilomètres à 2h30 du mat à vélo, c’était génial, pas de circulation, fraicheur et calme de la nuit. 

Arrivés à la baie où Mia était ancrée, impossible de la voir, nous avons dormi quelques heures sur la plage avant d’être réveillés par un magnifique lever de soleil. Mia était là, j’ai demandé à un Mexicain qui avait un petit bateau de me conduire jusqu’au catamaran, à mon arrivée le capitaine venait juste de se lever et était bien surpris de me voir là.

5 commentaires

  • Gwenael says:

    Caroline,
    Que de chemins parcourus encore ces derniers mois. Le désert californien avec ses cactus géants, ses couchers de soleil, ses canyons de sable… les photos donnent envie d’y être. Mais le revers de la médaille, c’est qu’il peut y avoir des ennemis pour chambres à air de vélos.
    Je vois que tu mélange marche, vélo et maintenant bateau. ça me rappelle des choses.
    Je t’adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, et te souhaites encore de vivre des tonnes des belles aventures. Et continue à nous les faire partager 🙂
    Un admirateur jurassien, voyageur à ses heures.
    Fair winds

  • Jérôme says:

    J’adore!
    Quelle délicieuse aventure!
    Caro, tu nous enthousiasme et ton récit nous met en halène!
    Obligé de te suivre jusqu’à Dole!

    Bises!

  • Ricardo says:

    Bonjour Caroline,
    Maintenant que tu as déjà réalisé une bonne distance à vélo, que penses-tu de ce moyen de voyager ?

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