De Altaya à Tosonsengel

le 28 juin 2014 dans Non classé

Après une petite pause de quelque jours à Altay chez Love notre Américaine, nous avons repris la route direction Uliastay. Les 7 premiers km ont été rapides sur une belle route asphaltée puis retour dans la poussière. Ceci dit la route était pas mal, j’entends par là qu’elle n’était pas sableuse et que cela roulait bien. Enfin jusqu’à ce que Nico commence à crever toutes les 30 minutes. Nous avons fini notre étape de la journée, monté la tente et le lendemain son vélo était à plat au réveil alors qu’on avait réparé peu de temps avant d’aller se coucher. C’en était trop, il a décidé d’abandonner ici et de retourner à Altay. J’ai donc poursuivi seule mon chemin dans des décors de rêve un peu plus verts qu’au début. Ma première journée a été pas mal, le chemin plutôt bon, seuls quelques passages sableux de temps à autre étaient présents, maintenant en permanence mon attention. Ce jour-là, j’ai vraiment pas mal avancé et posé la tente juste avant la nuit, fatiguée et les genoux douloureux. Au réveil, je n’allais pas bien, la fatigue, le manque d’énergie, une accumulation de pleins de trucs, ont commencé à me faire douter, ce qui a provoqué une vive angoisse en moi, mais qu’est-ce qui m’arrive ?! Pour la première fois depuis le début de ce voyage voilà que je me pose des questions. Depuis le temps que tout un chacun me demande si je me pose telle ou telle question et qu’à chaque fois je dis "ben non", sans trop comprendre pourquoi je devrais m’en poser et bien voilà, on y est… Un truc horrible, toute une remise en question, une tornade dans ma tête… et je finis par comprendre que ce qui nourrit ce voyage plus que tout ce sont les rencontres… Seulement voilà depuis la Chine c’est le néant, déjà au Kazakstan même, les invitations avaient bien diminué. Alors, ajouté à cela la fatigue, le manque de calories pour pédaler, la chaleur et tout et tout, je ne savais plus où j’en étais. Au point même de me demander pourquoi je tiens tant à tout faire sans moteur, alors que de toute évidence je ne concours pas pour le Guinness, que cela n’a pour moi rien d’un défi et que le chemin, aussi beau soit le fait que je voulais tisser mon petit fil continu, a été brisé en Iran…Puis à la frontière Kazak, alors quoi, qu’est-ce que je cherche… Bref une bataille dans ma tête a commencé, une fatigue mentale ajoutée à ma fatigue morale dont je n’avais pas besoin. Toutefois, quand dans la journée alors que le chemin était horrible, que j’en pouvais plus, qu’il pleuvait de temps à autre et que j’attaquais une montée super longue où je devais pousser le vélo, j’ai dit non à un petit camion qui se proposait de m’emmener jusqu’à Uliastay… Mais pourquoi cet acharnement, moi qui suis loin d’être extrêmiste ou fanatique et qui aime les justes milieux, voilà que j’agis ainsi…De quoi se poser des questions tout de même. J’ai fini ma journée de labeur trempée, tant que je poussais le vélo pour passer le col, ça allait mais arrivée en haut, trempée, la descente jusqu’à Uliastay, bien que magnifique fut glaciale pour mes mains et mes genoux. J’étais bien contente d’arriver. J’ai fini à l’hôtel. Dans la soirée, j’ai rencontré un couple de Hollandais qui faisaient Shanghai-la Hollande en 4× 4, puis un Allemand qui venait d’arriver ici et qui va y rester 2 ans pour travailler. J’ai pas mal discuté avec la femme au 4×4 dont je ne connais même pas le nom et bien-sûr je n’ai pas pu m’empêcher de lui parler de ce qui m’arrivait… Celle-ci m’a tout de suite dit que c’était typique de la Mongolie, beaucoup de voyageurs au long cours en arrivant ici finissent par être pris de doute !!! J’en parle à une amie sur le net qui me dit la même chose, anecdote à l’appui, ça ne me rassure pas tout ça, mais je vois bien de quoi elle parle, ce pays grandiose au possible est aussi très épuisant… Bref, après tous ces bavardages, une bonne nuit de repos, un réveil matinal mais en douceur, me voilà requinquée, plus motivée que jamais. 

J’attaque ma route qui était loin d’être aussi terrible que je le pensais et puis les Hollandais arrivant de cette route m’avaient dit que ça allait, mais que c’était une succession de petites montées et descentes, bon ok rien de bien terrible quoi. J’étais toute guillerette sur mon vélo, quand l’orage s’est mis à gronder, voilà que j’étais poursuivie et que j’attaquais une partie sans bas côté pour me réfugier et planter la tente au cas où…  Et là, voilà qu’un petit camion s’arrête, un papa et ses deux filles, une ado et une petite. L’homme me dit de monter, qu’il va pleuvoir, que la route monte… je dis non, il insiste, je répète "non je vais à vélo", mais je ne devais pas être très convaincante, il insiste de plus belle, coupe le moteur, je redis non, il descend, me montre qu’on peut mettre le vélo dans la remorque, je me mets à réfléchir, je ne sais plus que penser, je pars du principe qu’il n’y a pas de hasard dans la vie, alors là c’est un peu fort quand même, jamais personne n’a autant insisté pour nous emmener et dieu sait que c’est pas la première fois qu’on nous propose… Alors, que cet homme arrive à ce moment-là, ici et qu’il insiste autant... je finis par craquer et je charge le vélo dans le camion, à peine assise sur le siège je me mets à pleurer et tente de contenir mes larmes comme je peux, les pauvres ne comprennent pas ce qui se passe et mon mongol ne me permet pas de leur expliquer mon projet. J’arrive seulement à leur dire que c’est la première fois que je monte dans une voiture, mais sans pouvoir leur expliquer mon voyage, alors ils ne comprennent pas trop… la pluie se met à tomber… Il était tout content de m’emmener, m’a demandé de prendre des photos, n’a pas arrêté d’essayer de me parler, en faisant des gestes, cela m’a fait un bien fou, les rencontres et le partage de moments comme celui-ci se font si rares, cela me manque!  20 km plus loin nous arrivons au col, il s’arrête pour faire le tour d'un de ces cairns (ovoo en mongol) que l'on croise partout avec des rubans bleus, et y dépose de l’argent. La pluie ayant cessé j’en profite pour lui demander de me déposer ici. Ayant bien vu que quelque chose n’allait pas, il n’insiste pas, décharge le vélo, sa fille me donne son facebook pour que je puisse lui envoyer les photos, avant de partir il me redemande tout de même si je suis sûre de ne pas vouloir recharger le vélo, je lui souris, tout le monde s’en va et je remonte sur mon vélo bien contente d’être sortie de la voiture, mais perturbée d’y être montée, reste à trouver pourquoi cela m’affecte tant, je n’arrive pas à comprendre pourquoi je m’enferme dans cette règle qui est finalement contraire à mon esprit de liberté, je dois avoir un problème, reste à trouver lequel… 

Ensuite, pas moins de 2h après, je suis restée bloquée dans un resto par des orages à répétition, j’ai donc dormi là-bas, passer toute la journée avec cette famille m’a encore fait du bien, le lendemain toujours poursuivie par les averses je me suis arrêtée plusieurs fois dans des restos ou des maisons abandonnées. Finalement ici si vous voulez rencontrer et tenter de communiquer avec les gens et bien il faut y aller et provoquer ces rencontres, faire le premier pas, sinon ils restent là plantés à vous regarder sans dire mot, mais quand on commence à parler tout se débloque et même si cette langue est imprononçable on arrive toujours à se faire comprendre d’une manière ou d’une autre. J’ai fini par arriver à Tosonsengel, où j’ai rencontré un couple d’Américains missionnaires super gentils avec qui j’ai passé l’après-midi et qui m’ont aidée pour prendre mon bus pour Ulaan Bator.

Je suis donc arrivée à la capitale il y a 3 jours, épuisée comme jamais après 30 h de bus infernal, les genoux en vrac, les cuisses en feu, mais super heureuse d’en avoir fini avec le vélo en Mongolie.

Nuits

Budget

Après une petite pause de quelque jours à Altay chez Love notre Américaine, nous avons repris la route direction Uliastay. Les 7 premiers km ont été rapides sur une belle route asphaltée puis retour dans la poussière. Ceci dit la route était pas mal, j’entends par là qu’elle n’était pas sableuse et que cela roulait bien. Enfin jusqu’à ce que Nico commence à crever toutes les 30 minutes. Nous avons fini notre étape de la journée, monté la tente et le lendemain son vélo était à plat au réveil alors qu’on avait réparé peu de temps avant d’aller se coucher. C’en était trop, il a décidé d’abandonner ici et de retourner à Altay. J’ai donc poursuivi seule mon chemin dans des décors de rêve un peu plus verts qu’au début. Ma première journée a été pas mal, le chemin plutôt bon, seuls quelques passages sableux de temps à autre étaient présents, maintenant en permanence mon attention. Ce jour-là, j’ai vraiment pas mal avancé et posé la tente juste avant la nuit, fatiguée et les genoux douloureux. Au réveil, je n’allais pas bien, la fatigue, le manque d’énergie, une accumulation de pleins de trucs, ont commencé à me faire douter, ce qui a provoqué une vive angoisse en moi, mais qu’est-ce qui m’arrive ?! Pour la première fois depuis le début de ce voyage voilà que je me pose des questions. Depuis le temps que tout un chacun me demande si je me pose telle ou telle question et qu’à chaque fois je dis "ben non", sans trop comprendre pourquoi je devrais m’en poser et bien voilà, on y est… Un truc horrible, toute une remise en question, une tornade dans ma tête… et je finis par comprendre que ce qui nourrit ce voyage plus que tout ce sont les rencontres… Seulement voilà depuis la Chine c’est le néant, déjà au Kazakstan même, les invitations avaient bien diminué. Alors, ajouté à cela la fatigue, le manque de calories pour pédaler, la chaleur et tout et tout, je ne savais plus où j’en étais. Au point même de me demander pourquoi je tiens tant à tout faire sans moteur, alors que de toute évidence je ne concours pas pour le Guinness, que cela n’a pour moi rien d’un défi et que le chemin, aussi beau soit le fait que je voulais tisser mon petit fil continu, a été brisé en Iran…Puis à la frontière Kazak, alors quoi, qu’est-ce que je cherche… Bref une bataille dans ma tête a commencé, une fatigue mentale ajoutée à ma fatigue morale dont je n’avais pas besoin. Toutefois, quand dans la journée alors que le chemin était horrible, que j’en pouvais plus, qu’il pleuvait de temps à autre et que j’attaquais une montée super longue où je devais pousser le vélo, j’ai dit non à un petit camion qui se proposait de m’emmener jusqu’à Uliastay… Mais pourquoi cet acharnement, moi qui suis loin d’être extrêmiste ou fanatique et qui aime les justes milieux, voilà que j’agis ainsi…De quoi se poser des questions tout de même. J’ai fini ma journée de labeur trempée, tant que je poussais le vélo pour passer le col, ça allait mais arrivée en haut, trempée, la descente jusqu’à Uliastay, bien que magnifique fut glaciale pour mes mains et mes genoux. J’étais bien contente d’arriver. J’ai fini à l’hôtel. Dans la soirée, j’ai rencontré un couple de Hollandais qui faisaient Shanghai-la Hollande en 4× 4, puis un Allemand qui venait d’arriver ici et qui va y rester 2 ans pour travailler. J’ai pas mal discuté avec la femme au 4×4 dont je ne connais même pas le nom et bien-sûr je n’ai pas pu m’empêcher de lui parler de ce qui m’arrivait… Celle-ci m’a tout de suite dit que c’était typique de la Mongolie, beaucoup de voyageurs au long cours en arrivant ici finissent par être pris de doute !!! J’en parle à une amie sur le net qui me dit la même chose, anecdote à l’appui, ça ne me rassure pas tout ça, mais je vois bien de quoi elle parle, ce pays grandiose au possible est aussi très épuisant… Bref, après tous ces bavardages, une bonne nuit de repos, un réveil matinal mais en douceur, me voilà requinquée, plus motivée que jamais. 

J’attaque ma route qui était loin d’être aussi terrible que je le pensais et puis les Hollandais arrivant de cette route m’avaient dit que ça allait, mais que c’était une succession de petites montées et descentes, bon ok rien de bien terrible quoi. J’étais toute guillerette sur mon vélo, quand l’orage s’est mis à gronder, voilà que j’étais poursuivie et que j’attaquais une partie sans bas côté pour me réfugier et planter la tente au cas où…  Et là, voilà qu’un petit camion s’arrête, un papa et ses deux filles, une ado et une petite. L’homme me dit de monter, qu’il va pleuvoir, que la route monte… je dis non, il insiste, je répète "non je vais à vélo", mais je ne devais pas être très convaincante, il insiste de plus belle, coupe le moteur, je redis non, il descend, me montre qu’on peut mettre le vélo dans la remorque, je me mets à réfléchir, je ne sais plus que penser, je pars du principe qu’il n’y a pas de hasard dans la vie, alors là c’est un peu fort quand même, jamais personne n’a autant insisté pour nous emmener et dieu sait que c’est pas la première fois qu’on nous propose… Alors, que cet homme arrive à ce moment-là, ici et qu’il insiste autant... je finis par craquer et je charge le vélo dans le camion, à peine assise sur le siège je me mets à pleurer et tente de contenir mes larmes comme je peux, les pauvres ne comprennent pas ce qui se passe et mon mongol ne me permet pas de leur expliquer mon projet. J’arrive seulement à leur dire que c’est la première fois que je monte dans une voiture, mais sans pouvoir leur expliquer mon voyage, alors ils ne comprennent pas trop… la pluie se met à tomber… Il était tout content de m’emmener, m’a demandé de prendre des photos, n’a pas arrêté d’essayer de me parler, en faisant des gestes, cela m’a fait un bien fou, les rencontres et le partage de moments comme celui-ci se font si rares, cela me manque!  20 km plus loin nous arrivons au col, il s’arrête pour faire le tour d'un de ces cairns (ovoo en mongol) que l'on croise partout avec des rubans bleus, et y dépose de l’argent. La pluie ayant cessé j’en profite pour lui demander de me déposer ici. Ayant bien vu que quelque chose n’allait pas, il n’insiste pas, décharge le vélo, sa fille me donne son facebook pour que je puisse lui envoyer les photos, avant de partir il me redemande tout de même si je suis sûre de ne pas vouloir recharger le vélo, je lui souris, tout le monde s’en va et je remonte sur mon vélo bien contente d’être sortie de la voiture, mais perturbée d’y être montée, reste à trouver pourquoi cela m’affecte tant, je n’arrive pas à comprendre pourquoi je m’enferme dans cette règle qui est finalement contraire à mon esprit de liberté, je dois avoir un problème, reste à trouver lequel… 

Ensuite, pas moins de 2h après, je suis restée bloquée dans un resto par des orages à répétition, j’ai donc dormi là-bas, passer toute la journée avec cette famille m’a encore fait du bien, le lendemain toujours poursuivie par les averses je me suis arrêtée plusieurs fois dans des restos ou des maisons abandonnées. Finalement ici si vous voulez rencontrer et tenter de communiquer avec les gens et bien il faut y aller et provoquer ces rencontres, faire le premier pas, sinon ils restent là plantés à vous regarder sans dire mot, mais quand on commence à parler tout se débloque et même si cette langue est imprononçable on arrive toujours à se faire comprendre d’une manière ou d’une autre. J’ai fini par arriver à Tosonsengel, où j’ai rencontré un couple d’Américains missionnaires super gentils avec qui j’ai passé l’après-midi et qui m’ont aidée pour prendre mon bus pour Ulaan Bator.

Je suis donc arrivée à la capitale il y a 3 jours, épuisée comme jamais après 30 h de bus infernal, les genoux en vrac, les cuisses en feu, mais super heureuse d’en avoir fini avec le vélo en Mongolie.

8 commentaires

  • Lili dit :

    J’ai lu… ça m’a fait mal de voir comme tu as galérée , seule , je pense ,c’est juste une impression mais que tu peu peu etre pas etre seule , je m’expliques , la solitude , meme si tu crois que tu peu la chassée , peu te prendre , c’est angoissant , je vis seule , je le montre a personne mais la solitude me bouffe de l’interieur ca s’explique pas ! je te trouve un visage fatiguée , je suis avant tout une maman j’ai des enfants de ton age je leur dirais la meme chose , ne vas pas au bout de tes forces ecoute ton coeur , ton corps et ton moral , il faut que ton voyage sois plaisir meme si tu en bave par moment , mais quand le moral en prend un coup il faut pas allée sur la ligne rouge …………………………………….. je t’embrasse Lili

  • Jane L dit :

    Tu as passé un bien mauvais moment à te retrouver seule avec cette remise en question , loin de tout , j’en suis navrée et je t’envoie plein de jolies zoondes spéciales douceur
    Tu as continué ton chemin,
    La vie ici, de tous les jours est comme cela aussi
    Doute, peur, tension, rencontre, paix, doute, angoisse, stress, maladie parfois, et rencontre etc etc
    Et on continue car l’espoir nous tient que Demain ce sera mieux
    Cette rencontre avec cette famille, puis avec le couple de missionnaire sont de vrais petits « miracles » et je suis heureuse pour toi que tu aies pu vivre cela
    J’ai visionné tes photos de la Mongolie, elles sont superbes
    Prends le temps de recharger tes batteries à Ulan bator et je te fais des grosses bises

  • Françoise dit :

    Bonjour Caroline,
    C’est bien que tu nous fasses part de tes doutes, émotions. Ce petit coup de « mou » vient surement de la fatigue accumulée et aussi au fait que tu te sois retrouvée seule alors que jusqu’à présent tu n’avais jamais marché seule. Et puis, la Mongolie n’est peut-être pas un pays facile, malgré toute sa beauté. Gardes courage, reposes toi, fais de belles rencontres avant de continuer. Je suis avec toi, nous sommes tous avec toi.
    Bises
    Françoise

  • Francois dit :

    Super de te lire … Merci pour les partages . Oui une période difficile … Mais je suis bluffé depuis longtemps par ton courage, ta motivation, ta persévérance . Bien sur que tu as bien fait de monter dans ce camion !!! Ton aventure est deja extraordinaire. N’oublie pas que malgré le virtuel du web et autres facebook, c’est surtout pour toi que tu vis ce voyage; Il ne faut pas que ta volonté se transforme en opiniâtreté …
    » Ne te parjure pas, dit le Normand en l’interrompant, et prends garde que ton opiniâtreté ne décide de ton sort avant que tu aies vu et bien considéré le destin qui t’attend. » — (Walter Scott, Ivanhoé, 1819, trad. Marie de Fernand, 1860)
    Tu as raison, il faut favoriser les rencontres . C’est la première magie du voyage … et même de la vie ! Profite de ce moment de solitude dans ton parcours pour rencontrer encore plus de gens.
    Plein de bonnes pensées
    PS ; les photos sont vraiment superbes !! bravo

  • Chami chamo dit :

    Eh bien bonjour Caroline et je me disais aussi, c’est pas possible, jamais un coup de mou ???!!! Un VRAI coup de mou ??!! Dans tous les récits de voyages à pieds (ou à vélo 😉 ) que j’ai lus, il y a toujours ce passage, cette épreuve qui marque un seuil… Le plus dur est évidemment d’être seul(e) dans ces épreuves qui marquent le chemin et le marcheur. Les couples s’engueulent ferme dans ces moments-là, les binômes se séparent, les groupes se désolidarisent… Mais quand on est seul(e), tout cela se produit à l’intérieur de soi, les cellules explosent, on s’engueule tout seul, on s’en veut… Les larmes heureusement t’ont permise d’extérioriser la révolution qui se produisait en toi. Tu comprendras sans doute ce qui t’est arrivé bien plus tard, peut-être à la fin, peut-être bien après. Tu as réussi cette épreuve puisque tu continues le chemin. Les moments de doute, tout comme les rencontres sublimes, font la force et la singularité de ton chemin.
    Tu as exprimé la volonté de pas monter dans un véhicule, de faire le chemin comme l’ont fait avant toi bien des moines, des pélerins et des clochards célestes : c’est un souhait noble et je comprends que tu aies résisté autant que possible à la tentation de le (te) trahir. Et puis cela m’a rappelé le fantastique récit du couple Poussin (« Afrika » : 3 années de marche tout le long de la côte Est du continent africain jusqu’à Jérusalem), ils avaient fait le même vœu : pas de véhicule, tout à pieds. Mais ils se faisaient inviter bien souvent à monter dans un véhicule pour aller diner et dormir ici ou là, chez des gens qu’ils auraient eu bien tort de ne pas suivre : des rencontres toutes plus merveilleuses les unes que les autres ! Ils imposaient néanmoins toujours une condition pour accepter de monter dans les bolides : qu’ils soient raccompagnés le lendemain au point exact où on les avait extraits du chemin ! Evidemment dans le cas de ton camion qui ne comptait pas faire demi-tour, ce n’était pas possible. Alors tu dois trouver autre chose pour être en paix avec toi-même et ton chemin. Tu as la chose la plus précieuse au monde : le temps, tout ton temps. Rien ne t’empêche de monter dans une voiture, de rester un moment quelque part pour reprendre des forces et surtout revoir la lueur dans les yeux des gens quand tu leur parles, et puis te refaire conduire par un autre véhicule dans l’autre sens au point exact où tu es « tombée ». Tomber n’a rien de honteux. « Tomber sept fois, se relever huit. » Et puis tu sais, » 42 545 km à pieds, 968 km à vélo, 576 km en canoé, 20km en camion », ça suscite immédiatement le sourire et la curiosité… 😉
    Bientôt la rivière ! Bizbiz… Cham.

  • Caro dit :

    Merci à tous. 😉 cette épreuve est passée maintenant, je suis en paix avec moi même la tourmente n’a pas durée longtemps…

  • Jérôme dit :

    Ok.
    Chère Caro,
    En Mongolie, tu a fait l'expérience du désert, en fait. Or, il me semble que cette expérience n'était vraiment au programme, puisque le but premier de ton projet est les rencontres et voir du pays.
    J'ai bien noté le changement radical que tu nous fait part dès l'entrée en Mongolie où tu nous parle du silence!
    Bien, j'ai deux choses à évoquer que j'ai compris.
    _1 La Mongolie est un pays immense ET très désertique dans son ensemble. Savais tu, chère Caro, qu'il est l'état le moins densément peuplé au monde?
    _2 Faire la route vers le grand nord par mauvais temps. Plus on va au nord, plus le climat est inhospitalier. Perso, je n'aurais jamais fait ce choix avec le vélo comme moyen de transport avec ce mauvais temps. La moto enduro serait, à mon humble avis, un bon compromis.
    Pourquoi n'avez vous pas choisis de bon vtt? Leurs pneus spécifiques passent partout aurait été un bon compromis pour le choix du pneu, sachant qu'il y a des pneus spéciaux sable (ou désert) dans la même idée de la préparation des véhicules du rallye Dakar, par exemple.
    Et je sais aussi qu'il sage de se faire faire son vélo sur mesure pour les voyages au long cours à vélo. Il n'y a pas mieux si on veux éviter trop de douleurs musculaires, tous ça, tel les coureurs cyclistes.
    Enfin, moi Je te découvre alors que tu étais déjà en Corée... En espérant que mes ptits conseils de bon aloi te soient utiles pour l'Amérique, et surtout l'Afrique!
    Je t'embrasse bien fraternellement.

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