Sortie du Kazakstan

le 18 mai 2014 dans Non classé

Alors que s’est-il passé à la frontière Kazak?!!! Et bien, notre visa Kazak expirait le 10 mai. Afin d’être à la frontière à temps, j’ai acheté un vélo pour finir les 325 km restant. À environ 200 km de la frontière, nous apprenons que celle-ci sera fermée plusieurs jours de suite, pour cause de fête nationale!!!! La blague ! Après quelques coups de fil on nous confirme qu’elle sera fermée les 7, 8 et 9, mais que le 10 ce sera bon… Ouf on respire, soulagés ! Tout le long du chemin on demande confirmation, tous nous disent que la frontière sera ouverte le 10. Tout allait bien alors, jusqu’à ce qu'on reçoive un message de Mathieu, qui avait rejoint la frontière et qui nous annonce qu’elle sera fermée jusque au 12!!!!!! Bon, que faire ? Croire les flics, croire Mathieu, dans tous les cas on n’a pas le choix, on décide de faire comme si de rien n’était et de se présenter là-bas le 10 comme prévu. Avant d’atteindre la frontière, il y a une zone de 2 km, impossible de la franchir à pied ou à vélo. On se présente donc, là un militaire nous dit que c’est fermé jusqu’au 12, on fait l’air étonné et surtout embêté!! On leur explique que notre visa se termine aujourd’hui. Ils nous disent qu’on doit faire un autre visa, deuxième blague, pour refaire un autre visa c’est à plus de 500 km en arrière et il est hors de question de payer un autre visa parce qu’ils sont en vacances, on refuse donc. Ils essayent de se débarrasser de nous et de nous renvoyer à Zaisan, la dernière ville à 70 km, pour soi-disant résoudre le problème à l’immigration, mais en insistant un peu on apprend que là-bas aussi c’est fermé jusqu’au 12. On décide donc de patienter 1 jour et demi dans une cabane à côté d’un resto vers la frontière, où le propriétaire nous avait invités à rester.

Le 12, on se représente au poste d’entrée, on revoit un chef en uniforme cette fois, la classe, qui par chance était le mec qui avait pris Nico en stop et qui connaissait la situation. Il fait signe au gardien de nous laisser passer. Cela a pris la journée avant qu’on puisse monter dans un bus qui nous emmène enfin à la frontière. Arrivés là-bas tout le monde savait qui on était, de suite ils appellent le chef, qui ne savait pas quoi faire de nous et qui s’étonnait qu’on arrive si tard… Bref ils se concertent entre eux et ne savent que faire, car tout est informatisé et contrôlé donc pas moyen de nous laisser passer comme ça. Il est déjà tard, on nous invite à nous asseoir, à manger des peanuts, puis voilà qu’on nous demande de la musique, Nico sort donc son téléphone et l’ampli et là un grand moment a commencé, nous voilà dans le poste frontière, cette fois-ci fermé, en train d’écouter de la musique, chanter et danser avec les douaniers, du grand m’importe quoi, un pur moment de bonheur. Peu de temps après retour à la réalité, on nous reconduit à Zaisan avec les militaires afin de résoudre la situation, sans trop nous expliquer, on arrive là-bas très tard, nous ne voyons plus nos potes, nous sommes remis à un gars super sympa mais qu’on ne connait pas et là vraiment on n'est plus d’humeur à répondre aux questions sur mon tour du monde, je suis fatiguée, épuisée, on n’a pas mangé correctement depuis 3 jours, stop, on veut dormir!!!! 

Ah ben oui, dormir, mais où?! On avait cru comprendre que tout était arrangé, mais au final, rien n’était clair, le pauvre militaire à qui on avait refilé le bébé ne savait pas quoi faire de nous et quand on lui a dit qu’on n'avait plus d’argent pour aller à l’hôtel, il était bien embêté. Mais en bon Kazak, il a passé un coup de fil et nous a emmenés dans une gastanitza (chambre chez l’habitant) et nous a dit qu’on n'aurait rien à payer, ensuite il me dit "reposez-vous bien, on se revoit je sais pas quand, demain ou dans 2 jours" !!!!? Pardon, 2 jours ?!.. Là tout était confus, nous sommes allés nous coucher, sans plus rien comprendre. Le lendemain matin, le fait qu’on n'avait pas d’argent ne devait pas être clair non plus pour la dame de l’hôtel, bref on a replié nos affaires et attendu dans la cour, ne sachant pas du tout si quelqu’un s’occupait ou non de notre situation. On a pris la décision de ne rien faire jusqu’à midi histoire de voir, et puis ils avaient été si cool et gentils qu’ils ne pouvaient pas nous avoir joué un sale tour, mais bon avec le temps je deviens parano parfois, bref en attendant, on s’est posé et on a joué aux échecs… 

Vers 11 h, un militaire de l’immigration arrive, tout gentil, nous dit qu’il veut nous aider, nous demande nos passeports, nous dit que tout va bien aller et qu’il revient dans 1h… 1h30 plus tard, le revoilà avec nos visas, un bus était là et commençait à partir quand il nous dit, hop prenez le bus et allez à la frontière, j’ai appelé là-bas, c’est réglé!!!! Bien-sûr on n'avait plus d’argent, il dit au chauffeur de nous prendre, celui-ci, chinois, ne voulait pas avoir de problème à la frontière et refuse, le flic lui dit qu’il n’y a pas de problème, lui file son numéro au cas où, et insiste pour qu’il nous emmène et hop, nous voilà de nouveau en direction de la frontière. Flippé comme pas possible, notre chauffeur, à chaque contrôle annonce direct la couleur sur notre cas, nous sommes morts de rire… Tout le monde sait maintenant qu’il y a deux français dans les parages avec un problème de visa, alors quand ils nous voient ils sourient, en disant « ah c’est vous les Français », ben oui c’est nous. 🙂 A la frontière, on ne revoit pas Alibek, notre gradé du début de l’histoire, avec qui nous avions bien rigolé, mais on revoit deux autres qui confirment que tout est bon au douanier chargé de tamponner nos passeports et hop, bye bye le Kazak, on récupère notre vélo, notre poussette et filons vers la Chine. 😉 Un peu de stress, mais au final, on n’aura rien eu à payer, nous avons passé la frontière le 13 au lieu du 10, c’est tout!!

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Budget

Alors que s’est-il passé à la frontière Kazak?!!! Et bien, notre visa Kazak expirait le 10 mai. Afin d’être à la frontière à temps, j’ai acheté un vélo pour finir les 325 km restant. À environ 200 km de la frontière, nous apprenons que celle-ci sera fermée plusieurs jours de suite, pour cause de fête nationale!!!! La blague ! Après quelques coups de fil on nous confirme qu’elle sera fermée les 7, 8 et 9, mais que le 10 ce sera bon… Ouf on respire, soulagés ! Tout le long du chemin on demande confirmation, tous nous disent que la frontière sera ouverte le 10. Tout allait bien alors, jusqu’à ce qu'on reçoive un message de Mathieu, qui avait rejoint la frontière et qui nous annonce qu’elle sera fermée jusque au 12!!!!!! Bon, que faire ? Croire les flics, croire Mathieu, dans tous les cas on n’a pas le choix, on décide de faire comme si de rien n’était et de se présenter là-bas le 10 comme prévu. Avant d’atteindre la frontière, il y a une zone de 2 km, impossible de la franchir à pied ou à vélo. On se présente donc, là un militaire nous dit que c’est fermé jusqu’au 12, on fait l’air étonné et surtout embêté!! On leur explique que notre visa se termine aujourd’hui. Ils nous disent qu’on doit faire un autre visa, deuxième blague, pour refaire un autre visa c’est à plus de 500 km en arrière et il est hors de question de payer un autre visa parce qu’ils sont en vacances, on refuse donc. Ils essayent de se débarrasser de nous et de nous renvoyer à Zaisan, la dernière ville à 70 km, pour soi-disant résoudre le problème à l’immigration, mais en insistant un peu on apprend que là-bas aussi c’est fermé jusqu’au 12. On décide donc de patienter 1 jour et demi dans une cabane à côté d’un resto vers la frontière, où le propriétaire nous avait invités à rester.

Le 12, on se représente au poste d’entrée, on revoit un chef en uniforme cette fois, la classe, qui par chance était le mec qui avait pris Nico en stop et qui connaissait la situation. Il fait signe au gardien de nous laisser passer. Cela a pris la journée avant qu’on puisse monter dans un bus qui nous emmène enfin à la frontière. Arrivés là-bas tout le monde savait qui on était, de suite ils appellent le chef, qui ne savait pas quoi faire de nous et qui s’étonnait qu’on arrive si tard… Bref ils se concertent entre eux et ne savent que faire, car tout est informatisé et contrôlé donc pas moyen de nous laisser passer comme ça. Il est déjà tard, on nous invite à nous asseoir, à manger des peanuts, puis voilà qu’on nous demande de la musique, Nico sort donc son téléphone et l’ampli et là un grand moment a commencé, nous voilà dans le poste frontière, cette fois-ci fermé, en train d’écouter de la musique, chanter et danser avec les douaniers, du grand m’importe quoi, un pur moment de bonheur. Peu de temps après retour à la réalité, on nous reconduit à Zaisan avec les militaires afin de résoudre la situation, sans trop nous expliquer, on arrive là-bas très tard, nous ne voyons plus nos potes, nous sommes remis à un gars super sympa mais qu’on ne connait pas et là vraiment on n'est plus d’humeur à répondre aux questions sur mon tour du monde, je suis fatiguée, épuisée, on n’a pas mangé correctement depuis 3 jours, stop, on veut dormir!!!! 

Ah ben oui, dormir, mais où?! On avait cru comprendre que tout était arrangé, mais au final, rien n’était clair, le pauvre militaire à qui on avait refilé le bébé ne savait pas quoi faire de nous et quand on lui a dit qu’on n'avait plus d’argent pour aller à l’hôtel, il était bien embêté. Mais en bon Kazak, il a passé un coup de fil et nous a emmenés dans une gastanitza (chambre chez l’habitant) et nous a dit qu’on n'aurait rien à payer, ensuite il me dit "reposez-vous bien, on se revoit je sais pas quand, demain ou dans 2 jours" !!!!? Pardon, 2 jours ?!.. Là tout était confus, nous sommes allés nous coucher, sans plus rien comprendre. Le lendemain matin, le fait qu’on n'avait pas d’argent ne devait pas être clair non plus pour la dame de l’hôtel, bref on a replié nos affaires et attendu dans la cour, ne sachant pas du tout si quelqu’un s’occupait ou non de notre situation. On a pris la décision de ne rien faire jusqu’à midi histoire de voir, et puis ils avaient été si cool et gentils qu’ils ne pouvaient pas nous avoir joué un sale tour, mais bon avec le temps je deviens parano parfois, bref en attendant, on s’est posé et on a joué aux échecs… 

Vers 11 h, un militaire de l’immigration arrive, tout gentil, nous dit qu’il veut nous aider, nous demande nos passeports, nous dit que tout va bien aller et qu’il revient dans 1h… 1h30 plus tard, le revoilà avec nos visas, un bus était là et commençait à partir quand il nous dit, hop prenez le bus et allez à la frontière, j’ai appelé là-bas, c’est réglé!!!! Bien-sûr on n'avait plus d’argent, il dit au chauffeur de nous prendre, celui-ci, chinois, ne voulait pas avoir de problème à la frontière et refuse, le flic lui dit qu’il n’y a pas de problème, lui file son numéro au cas où, et insiste pour qu’il nous emmène et hop, nous voilà de nouveau en direction de la frontière. Flippé comme pas possible, notre chauffeur, à chaque contrôle annonce direct la couleur sur notre cas, nous sommes morts de rire… Tout le monde sait maintenant qu’il y a deux français dans les parages avec un problème de visa, alors quand ils nous voient ils sourient, en disant « ah c’est vous les Français », ben oui c’est nous. 🙂 A la frontière, on ne revoit pas Alibek, notre gradé du début de l’histoire, avec qui nous avions bien rigolé, mais on revoit deux autres qui confirment que tout est bon au douanier chargé de tamponner nos passeports et hop, bye bye le Kazak, on récupère notre vélo, notre poussette et filons vers la Chine. 😉 Un peu de stress, mais au final, on n’aura rien eu à payer, nous avons passé la frontière le 13 au lieu du 10, c’est tout!!

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